Biosécurité en Aviculture : Une Obligation !

Les croissances actuelles en élevage avicole mettent les animaux à la limite de leurs capacités physiologiques, ceci s’accompagne bien évidemment d’une fragilité exacerbée envers les divers agents pathogènes présents dans leur environnement qu'il faut limiter au maximum.

La biosécurité correspond ainsi à l’ensemble des pratiques ayant pour but de limiter la pression infectieuse dans un élevage.

on distingue la biosécurité interne qui veut empêcher la propagation de l’ensemble des micro-organismes à l’intérieur de l’élevage et

la biosécurité externe qui vise à réduire au maximum l’introduction de nouveaux microbes, virus ou parasites dans l’enceinte de vie des animaux, des bâtiments et de la gestion des mouvements d’animaux, de personnes

et de matériel, jusqu’aux plans de nettoyage, désinfection et vide sanitaire

Cela passe par la conception des bâtiments,  la gestion des mouvements d’animaux, de personnes et du matériel, jusqu’aux plans de nettoyage, désinfection et vide sanitaire.

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Sur le plan de biosécurité, il est primordial de définir les différentes sources potentielles d’agents infectieux pour agir en réduisant toute entrée et sortie d’agents pathogènes :

Les animaux vivants sont les premiers à considérer lorsque l’on aborde la notion de source d’agent pathogène

Cette transmission est assurée par les sécrétions et excrétions des individus malades ou porteurs sains : les matières virulentes qui sont soit des aérosols, des sécrétions muqueuses, les fientes , les organes d'animaux morts ...

Donc par les poussins à l'arrivée mais aussi, en cours de lot, les volailles que l'on introduirait, et d'autes espèces comme :

- Chien, porcs, chats, bovins, ovins pour Campylobacter spp, Mycobactéries, Salmonelles et cryptosporidies 

- Chien, chat et porc pour Pasteurella multocida 

- Chien et porc pour Paramyxovirus pendant 3 jours après l’ingestion de carcasses de volailles contaminées. 

- Oiseaux de volières pour Mycobactéries, Chlamydia psittaci , Paramyxovirus et Pasteurella multocida  ....

L'homme, l'éleveur lui même notamment :

- Par les chaussures souillées par contact direct avec le sol, surtout à proximité des passages des camions d’aliments ou d’équarrissage, des sorties de fumier… ;

- Par les vêtements extérieurs qui sont assez souvent souillés par les poussières et les déjections… ;

- Par les cheveux qui sont des réservoirs de microorganismes (à cause des poussières) ;

- Par les mains qui portent des germes représentant ainsi un risque lors de la manipulation des animaux.

- Par les chaussures souillées avec le sol, surtout à proximité des passages des camions d’aliments ou d’équarrissage, des sorties de fumier… ;

et les interventions par des professionnels extérieurs : risque surtout s’ils interviennent dans plusieurs élevages différents (vétérinaires, techniciens, équipes de vaccination, débecquage…)

-Les mammifères sauvages

Surtout pour Salmonella spp et Pasteurella multocida

- Oiseaux sauvages (moineaux, pigeons, étourneaux, corbeaux…).Ce sont de véritables nuisibles aux élevages non pas par les dégâts qu’ils peuvent engendrer au niveau des bâtiments (surtout risque d’incendies) mais aussi par leur rôle dans la propagation des maladies (ce sont des vecteurs excréteurs de germes pathogènes) notamment :

Orthomyxovirus (surtout les oiseaux aquatiques migrateurs) GRIPPE

 Paramyxovirus (Newcastle)  ,  Adenovirus (EDS 76)   ,Salmonella spp   ,Yersinia spp   ,Mycoplasmoses  Erysipelothrix rhusiopathiae (Rouget) ,Pasteurella multocida ,Mycobacterium avium ,Coronavirus (entérite transmissible de la dinde)...

ils entrent par le lanterneau et les autres ouvertures du bâtiment.

les Rongeurs : Les espèces le plus couramment rencontrées sont : la souris grise, les mulots, les sur-mulots (rat gris ourat d’égout) et les rats noirs.

ils sont parfois responsables de court circuits et incendies mais surtout vecteurs excréteurs de bactéries notamment :

Salmonella spp,  Pasteurella spp ,Campylobacter spp , colibacilles, Yersinia ,Bordetella avium, Leptospyra spp, Erysipellothrix rhusiopathia et Poxvirus 

De plus les rongeurs se trouvant à proximité des bâtiments d’élevage peuvent servir de proie pour certains prédateurs qui peuvent à leur tour jouer le rôle de vecteurs (chats, chiens,renards ...)

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Les insectes et les acariens :

Musca domestica (Mouche domestique) : Elle peut pondre 6 fois sur 3 à 4 semaines avec 75 à 200 oeufs par ponte et transmet :

Pasteurella multocida Paramyxovirus Campylobcters spp  E. coli   Staphylococcus aureus,  Pseudomonas aeruginosa,  Aspergillus spp, Streptococcus faecalis et Bacillus cereus  

Fania canicularis (Petite mouche domestique) Incriminée au moins dans la transmission de la maladie de Newcastle

 

Simulium spp vecteur de parasites

Lucilia caezari larves ayant vécu sur de la viande en putréfaction, ont été rapporté comme source de botulisme

Periplaneta americana et Blatta orientalis transmission de Campylobacter

et le "meilleur" : *Alphitobius diaperinus (Les ténébrions) : Une femelle adulte peut pondre 800 oeufs sur 42 jours qui se développent en larves en 4 à 7 jours !

Les adultes peuvent voler d’un bâtiment à l’autre la nuit surtout par temps doux. Les larves en cherchant un endroit pour y muer, perforent et dégradent les matériaux d’isolation où les adultes se cacheront lors du retrait des animaux en fin de bande en moins d’une heure (à cause du refroidissement du bâtiment) et ressortent après le nettoyage et la désinfection ...

ils transmettent : le virus de la maladie de Marek, de la maladie de Gumboro, virus de la leucose aviaire, de l’influenza aviaire, le virus de la variole aviaire, de la maladie de Newcastle, les salmonelles, les colibacilles, Campylobacter spp, aspergillus, cestodes, spirures et coccidies ...

et aussi : Menacanthus stramineus (virus de l’encéphalomyélite), Ornithonyssus Sylviarum (virus de la variole aviaire et de la maladie de Newcastle), Dermanyssus gallinae (poux rouge) pour le choléra aviaire, des spirochétoses et de nombreuses viroses ...

Les poussières : eles peuvent provenir du matériel d’élevage en particulier la litière , de l’aliment distribué avec une agitation vigoureuse, des animaux eux-mêmes ou des matières fécales desséchées, elles transmettent :

Escherichia coli : 1 g de poussière peut contenir de 105 à 106 colibacilles 

Salmonella spp : 1 g de poussières peut contenir de 102 à 106 Salmonelles 

Mycoplasma spp , Chlamydia psittaci, Campylobacter spp, Aspergillus fumigatus 

Les virus de la maladie de Marek, de la maladie de Newcastle, de la bronchite infectieuse et de la laryngo-trachéite infectieuse…

Par leurs actions irritantes, les poussières peuvent également favoriser l’apparition de maladies respiratoires comme la colibacillose et les Mycoplasmoses

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L'eau : La pluspart des bactéries véhiculées par l’eau : Campylobacter spp, E. coli, Salmonella spp ,Pasteurella multocida, Haemophilus paragallinarum, Mycobacterium spp , Bordetella avium

des Virus aussi qui peuvent y persister pendant plusieurs semaines : paramyxovirus, Reovirus, Virus de l’anémie infectieuse, Birnavirus (Vgumboro), Herpesvirus (Maladie de Marek), Coronavirus (Entérite transmissible de la dinde)

et des Parasites surtout ookystes des coccidies et des Cryptosporidium, et par les Histomonas et Trichomonas

L’aliment : par La contamination des matières premières, la contaminations lors de la fabrication des aliments, lors Le transport des aliments ou du stockage à la ferme : contaminations possibles pour

E. coli   Salmonella spp   Paramyxovirus   Reovirus    Virus de l’anémie infectieuse    Birnavirus   Herpesvirus (Maladie de Marek)   Coronavirus (Entérite transmissible de la dinde)    Haemophilus paragallinarum 

Mycobactérium spp   Bordetella avium     Aspergillus fumigatus 

La litière : Elle constitue un foyer favorable pour le développement d’un grand nombre de contaminants

(virus, bactéries, champignons et autres parasites) surtout lorsqu’elle est de mauvaise qualité

et mal préparée. Une litière dégradée favorise le développement des coccidies.

La biosécurité est considérée le moyen le plus efficace pour le contrôle des maladies et qu’aucun programme de lutte contre les maladies ne pourra fonctionner efficacement sans l’application de cette mesure. Bien que l’utilisation des vaccins, probiotiques et antibiotiques a minimisé l’incidence des maladies mais ces résultats ne peuvent être complétement retenues comme fiables donc, ils ne peuvent pas remplacer la mesure de biosécurité mais d’en faire partie comme élément additionnel à cette dernière

Après une telle liste de risques vous comprendrez l'importance de la BIOSECURITE.

En effet, la biosécurité est considérée le moyen le plus efficace pour le contrôle des maladies et qu’aucun programme de lutte contre les maladies ne pourra fonctionner efficacement sans l’application de cette mesure. Bien que l’utilisation des vaccins, probiotiques et antibiotiques a minimisé l’incidence des maladies , ils ne peuvent pas remplacer la mesure de biosécurité mais d’en faire partie comme élément additionnel à cette dernière

3 principes:  l’isolation ; contrôle de circulation ‘animaux, personnes et véhicules’ ; l’hygiène et assainissement

L’isolement peut être considéré en termes de temps : ‘c’est le temps entre l’entrée ou la sortie

et le repeuplement d’un poulailler’. La distance entre fermes ou entre les bâtiments dans une

même ferme et l’existence des barrières physiques (clôture, pédiluve…) qui limitent la

transmission d’agents pathogènes.

L’isolement peut être considéré comme le temps entre l’entrée ou la sortie et le repeuplement d’un poulailler’. La distance entre fermes ou entre les bâtiments dans une même ferme et l’existence des barrières physiques (clôture, pédiluve…) qui limitent la transmission d’agents pathogènes.

Le contrôle de circulation correspond à la restriction d’entrée des visiteurs et des mouvements du personnel, des véhicules, des équipements et des animaux et aussi les mouvements entres pièces de la ferme. Les personnes les plus dangereuses en matière de transmission d’agents pathogènes sont celles qui visitent le poulailler de façon permanente si elles ont été en contact avec d’autres animaux d’autres poulaillers, dans cette même catégorie, on peut classer les véhicules de livraison des aliments et leurs chauffeurs, le personnel travailleur, les employés du personnel de lutte contre les vecteurs, le couvoir, les véhicules de transports, le vétérinaire soignant, les visiteurs et les dépanneurs. L’une des manières les plus efficaces pour contrôler la circulation des personnes est de mettre tout autour de la ferme des panneaux indicateurs avec usage de clôtures et des portes pour préciser les zones interdites pour la circulation des visiteurs et des véhicules et les endroits autorisés pour la circulation

la mise en place d'un sas entre 2 zones est indispensable pour toute personne rentrant en contact des animaux.

Les maladies peuvent être introduites ou propagées par les vêtements, les chaussures, les mains, les pneus ou l'équipement sale. Il faudrait donc au moins limiter l'accès des véhicules et s'assurer que les moyens nécessaires pour se laver les mains ainsi que pour changer ou couvrir ses chaussures et ses vêtements sont en place

Les mesures sanitaires et d’hygiène font référence aux nettoyages et désinfection du poulailler, des personnes, matériels et équipements. Le but des mesures sanitaires est d’assurer ainsi que de maintenir un environnement assaini au niveau du poulailler

Les mesures sanitaires et d’hygiène font référence auxnettoyages et désinfection du poulailler, des personnes, matériels et équipements. Le but des mesures sanitaires est d’assurer ainsi que de maintenir un environnement assaini au niveau du poulailler pour démarrer un nouveau lot.

les cadavres  doivent être éliminer correctement chaque jour du poulailler en évitant tout contact entre ces derniers avec des insectes, des rongeurs et tous autres animaux qui peuvent exister dans la ferme

les aliments qui se renversent en dehors des mangeoires ou des silos sont à l’origine de l’attraction des insectes et des rongeurs et aussi des oiseaux sauvages au poulailler et qui sont vecteurs de germes. Une attention quotidienne est cruciale et qui portera sur la

vérification de la bonne marche du système de livraison d’aliment ainsi que sur le nettoyage du surplus d’aliment autour des mangeoires ou des silos.

Pour être efficace, le vide sanitaire s'applique uniquement à un bâtiment ou zone réservé à un élevage en entier qui est visiblement séparé des autres bâtiments ou zones réservés à un élevage (contenant toujours des volailles vivantes).

Les agents pathogènes présents dans le fumier peuvent être propagés par l'air, dans la poussière ou par les personnes, l'équipement et les véhicules. La pratique la plus sûre consiste à enlever régulièrement le fumier des lieux et à en disposer à distance des élevages de volailles

Nettoyage Désinfection :

Préparer le chantier

Accessibilité et dégagement des abords.    Vidange des silos des aliments.

S’assurer que le nettoyage des eaux de nettoyage seront bien évacuées vers une fosse et non pas à l’extérieur sur les abords ou sur les voies d’accès ou pire, vers un puits, ou un ruisseau.

Démontage d’éléments de poulailler et de son équipement (entrée et sortie d’air, matériels, etc…)

Rechercher l’efficacité dans le nettoyage et la désinfection

Il s’agit d’appliquer avec rigueur le programme des opérations suivantes :

(N.B. l’accès des opérateurs de nettoyage et désinfection dans un poulailler dans un poulailler non décontaminé se fait par une porte ‘sortie’ correspondant au ½ périmètre souillé).

Opérations préliminaires

1- Retirer les cadavres de la litière et les évacuer (équarrissage ou incinération).

2- Vidanger les chaines (ou autre système) d’alimentation.

3- Démonter et sortir tout le matériel amovible (assiettes, abreuvoirs, caillebotis, pondoirs, etc…) dont les extracteurs d’air et le stocker sur une aire cimentée.

4- Vidanger le circuit et le système d’abreuvement sur le fumier.

5- Décaper le bac à eau, nettoyer et détartrer l’ensemble du circuit d’eau avec soit de l’eau javellisée (1 berlingot de concentré – 250 ml pour 200 litre d’eau) soit avec un acidifiant – laisser agir 12 heures – double rinçage à l’eau potable claire avec vidange sur la litière. Recharger en eau chlorée à 20 ppm (20 mg/litre) soit 350 ml d’eau de javel à 12 degrés chlorométriques pour 1000 1 d’eau. Laisser agir pendant 24 heures

puis vidanger l’ensemble du circuit d’eau sur le fumier. Remplir le circuit avec de l’eau assurément potable. Couvrir le bac afin de le protéger vis-à-vis de la poussière et des souillures.

6- Dépoussiérer à sec (à l’aide d’un aspirateur industriel de préférence) :

*l’ensemble de circuit d’aération : entrées et sorties d’air, les ventilateurs, les gaines de chauffage et ventilation….

*les grillages, les rebords, les poutres, les murs et le plafond,…

Ne pas déplacer la poussière avec une soufflerie ou même au balai

7- Evacuer le fumier humidifié par le portail ‘sortie’ situer dans le ½ périmètre souillé.

*ne pas stocker le fumier à proximité du bâtiment. L’enfouir dès que possible ou le

mettre sous bâche de façon à ne pas contaminer l’environnement et l’élevage

*racler ou balayer le sol pour éliminer tout reste de fumier.

* Nettoyer au détergent bactéricide puis désinfecter (pompe à haute pression) les parties externe du poulailler dont l’intérieur dont l’intérieur des jupes d’entrée d’air, le lanterneau ou les cheminés d’air avant d’effectuer le nettoyage intérieur, à cause de l’introduction de

salissures vers l’intérieur.

9- Nettoyer les abords des restes de fumier, des plumes, des déchets, etc…les mettre avec le fumier.

10-Vider et nettoyer les SAS sanitaire.

11- Protéger les appareils et boitiers électriques ou électroniques à l’aide de plastique après les avoir essuyés avec une éponge imbibée de désinfectant.

 

Nettoyage de l’intérieur du bâtiment :

12-Détrempage (pompe à haute pression) de tout l’intérieur du bâtiment (opération très importante) à l’aide d’une solution de détergent bactéricide.

13-Détergence, (canon à mousse par exemple) avec le détergent bactéricide.

Phase importante. Le détrempage et la détergence permettent le décollement des souillures adhérentes ainsi qu’une économie de la consommation d’eau lors du décapage. Laisser le détergent bactéricide agir suffisamment longtemps (plus d’une demi-heure) afin qu’il y ait une attaque du biofilm (colonie de bactérie accolées sur les surfaces sous une gangue protectrice). Ce biofilm est invisible à l’oeil nu.

N.B. Le détergent devra être compatible avec le désinfectant. Certaines spécialités désinfectantes sont également mouillantes et détergents.

14- Décaper (pompe à haute pression – 50 à 100 kg/cm) le bâtiment en procédant toujours du haut vers le bas, sans oublier les ouvertures d’aération.

L’eau de décapage devra s’écoule vers une fosse.

N.B. : Les socles des murs en parpaings auront été recouverts d’un enduit lisse inaltérable (les parpaings lorsqu’ils sont poreux sont indécontaminables et de ce fait ils représentent un risque).   Proscrire les parois en bois.

L’eau utilisée pour le détrempage et le décapage devra être bactériologiquement potable.

Désinfection :

15- Désinfecter (avec une solution de désinfectant homologué bactéricide, fongicide, virucide en respectant le mode d’emploi en concentration et en

quantité) par pulvérisation ou à l’aide d’un canon à mousse, dans les 24 à 48 heures après décapage. N’oublier aucune surface (dont le plafond) ni ouverture de tous les locaux.

N.B. : Des produits simples tels que formol, eau de javel, phénol, crésyl … en solution ont des activités bactéricide et virucide.

Nettoyage et désinfection du matériel :

16- Détremper dans une solution de détergent bactéricide ou une solution désinfectante, décaper soigneusement et désinfecter le matériel amovible sur l’aire de lavage adjointe à la fosse de récupération des eaux de nettoyage. Laisser sécher sur une autre aire bétonnée à l’abri de la poussière.

N.B. La désinfection des parties amovible des pondoirs (perchoirs et fond) se fera par trempage dans solution désinfectante pendant 24 heures.

17- Nettoyer et désinfecter le tracteur et la remorque (sans oublier les roues) qui serviront à rentrer la litière et le matériel.

 

Décontamination des sols :

18- Désinfecter les sols des abords et le sol du poulailler :

· En climat chaud, les sols doivent être bétonnés et lissés. Après nettoyage, ils seront désinfectés comme les autres surfaces.

· Sols en terre, après un nettoyage rigoureux (grattage et balayage). Insister sur les aires des entrées et des sorties :

- Soit la soude caustique (port obligatoire de combinaison, bottes, gants et lunettes) en solution aqueuse à 2% (1 litre/3m²) ou en paillette, 50 kg par 1000 m² arroser ensuite pour dissoudre les paillettes.

- Soit la chaux (450kg/1000m²). S’informer sur les précautions d’utilisation : port obligatoire de combinaison, bottes, lunettes et combinaison). Pour éviter un incendie de litière neuve, laisser un délai (5 à 7 jours) entre l’épandage de la chaux et la mise en place de la litière de façon que la chaux vive, en s’hydratant « s’éteigne » au contact de l’humidité. Si le délai et trop court, utiliser de la soude caustique en prenant les 

précautions citées précédemment.

- Soit le formol en solution à 10% (port obligatoire de combinaison, bottes, gants, lunettes et de masque à gaz avec une cartouche spécifique formol).

- N.B : En cas de problème de parasites (helminthes, coccidiose) A répétition en pays a climat chaud : racler le sol sur une épaisseur de 10 cm et le recharger avec une couche de terre latéritique humide et bien compactée ; un épandage de chaud séchera et

durcira cette nouvelle couche. Vis-à-vis des helminthes (ascaris, capillaires, ténias,...)

épandage de sulfate de fer pulvérulent ou arrosage avec une solution à 10%. 

Décontamination du silo et des gaines :

19- Nettoyage et désinfection du silo d’aliment ; grattage, brossage, éventuellement nettoyage au détergent bactéricide fongicide, désinfection par fumigation ou en branchant l’appareil de thermonébulisation avec un désinfectant bactéricide et surtout fongicide (aflatoxicoses…).

20-Les gaines tubulaires à chauffage et ventilation sont très difficile à décontaminer :

Celles en plastique souple seront remplacées par des neuves.

Celles en métal ou en plastique rigide seront lavées, démontées et désinfectées sur une

aire bétonnées et mises à sécher sur une aire bétonnée autre que celle du lavage

1.3 : vide sanitaire :

L’instauration des barrières sanitaires doit garantir une biosécurité vis-à-vis des agents pathogènes pouvant provenir de l’extérieur, d’où la nécessité de détecter les facteurs de recontamination.

-La durée du vide sanitaire correspondra au temps nécessaire pour assécher le poulailler. ---Chauffer si nécessaire pour réduire cette durée.

-Profiter de ce laps de temps pour effectuer tous les travaux de réfection du poulailler et une série d’opérations :

1-Rendre le SAS sanitaire fonctionnel (une zone sale pour se dévêtir et une zone propre pour revêtir la tenue de travail, cottes, bottes, coiffes…) et mettre en place les barrières sanitaires (pédiluves).

2- Placer des appâts toxiques contre les rongeurs non seulement au niveau du poulailler mais également sur l’ensemble de l’exploitation (lutte permanente).

3-Délimiter les abords du poulailler et agencer l’approche des camions de livraison et d’enlèvement.

4-Aménager une aire de stationnement pour les voitures des visiteurs.

5-Vérifier l’étanchéité du poulailler aux oiseaux et aux rongeurs.

6-Lutter en permanence contre les insectes (mouches, ténébrions).

7-Aménager un stockage des cadavres permettant à la fois de limiter et d’éloigner le passage du camion d’équarrissage.

8-Effectuer les réparations et remettre en état le poulailler.

9-Vérifier la potabilité de l’eau.

10-Vérifier l’écoulement des eaux pluviales. Empêcher la pénétration ou les éclaboussures  dans le poulailler. Caniveaux cimentés à l’aplomb des auvents débordants.

11-Les mouvements des personnes et du matériel risquent-ils d’entrainer une contagion ?

Interdire la pénétration des visiteurs non professionnels et des animaux ; la présence de volailles fermières ou villageoises à proximité des élevages de poulets, poulettes, pondeuses est à proscrire, etc…

12-Trois à quatre jours avant livraison des poussins :  Nouvelle désinfection  par thermonebulisation

Nouvelle désinfection en cas d’intervention de personnes sur les parties concernées. Nettoyage et désinfection de la remorque et des roues des tracteurs.

Mise en place de la litière, non moisie et propre, qui aura été stocké à l’abri des rats, des souris et des oiseaux

Mise en place du matériel décontaminé.

Insecticide rémanent sur la partie basse des murs et sur la litière longeant les murs.

Désinfection terminale par thermonébulisation : administrer la quantité de désinfectant correspondant au volume du bâtiment calculée au préalable

Et on peut redémarrer !  ...

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