La maladie aléoutienne 

La maladie aléoutienne : c’est une maladie virale qui existe dans les élevages de visons depuis longtemps, elle est provoquée par un parvovirus. La maladie peut atteindre le furet et provoquer des signes très variés selon les organes affectés.

Ce virus peut muter facilement et il existe plusieurs formes. Il est transmis par les urines, la salive, le sang ou les fèces. Il est très résistant dans le milieu extérieur et un furet peut se contaminer au contact d’éléments souillés.

Le virus n’agit pas directement sur les organes mais il provoque une réaction auto-immune. En effet, la présence du virus induit la fabrication d’une grande quantité d’anticorps (surtout des gammaglobulines). Ceux-ci se combinent à des antigènes (les virus) pour former des complexes anticorps/antigènes qui se déposent dans les tissus de multiples organes tels que les reins, le foie, les voies biliaires, la moelle épinière, le tube digestif, les parois des vaisseaux sanguins et la vessie. La présence de ces complexes entraîne une réaction inflammatoire avec accumulation de globules blancs, des plasmocytes et des lymphocytes principalement. Si l’inflammation est moyenne, le furet apparaît cliniquement normal (pas de symptôme), si l’inflammation est forte, le furet montre des signes de la maladie selon l’organe ou les organes affectés.

C’est une affection chronique cachectisante (provoquant un dépérissement important). La manifestation la plus courante est une paralysie ascendante (c’est à dire qui démarre par le train arrière et remonte progressivement vers le haut du corps), elle s’accompagne d’une fonte musculaire. On observe également des tremblements, une léthargie, une pâleur liée à l’anémie, des selles sombres (présence de sang digéré), une hypertrophie du foie et de la rate. L’atteinte des cellules du sang (globules rouges, plaquettes, globules blancs) favorise la formation d’hémorragies et d’infections secondaires en fin d’évolution. Beaucoup de furets atteints meurent d’insuffisance hépatique ou rénale.

Actuellement on ne connaît pas la période d’incubation du virus, les symptômes apparaissent 1 à 2 ans après la contamination. La plupart du temps l’animal reste sain. On ne connaît pas non plus les périodes d’émission du virus.

Il existe plusieurs tests biologiques de laboratoires mais aucun n’est réellement spécifique. Le seul diagnostic de certitude est réalisé grâce à l’analyse histologique des tissus de plusieurs organes : les reins, le foie avec les voies biliaires, l’intestin, la moelle épinière et la vessie. Tout furet suspect d’ADV doit subir une série d’examens permettant d’exclure d’autres maladies plus courantes.

Il n’existe pas de traitement spécifique et pas de vaccin. Le meilleur moyen de prévention reste l’application de mesures sanitaires strictes